Home Politique L’affaire Dembourou Sow a fait ses deux premières victimes (Par Abdou Coly)

L’affaire Dembourou Sow a fait ses deux premières victimes (Par Abdou Coly)

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L’affaire Aliou Dembourou Sow a suscité une énorme vague d’indignation qui est encore très loin de s’estomper. Et si pour beaucoup de nos concitoyens, la cohésion nationale est à ce prix, pour d’autres, en parler relève plus d’un exercice de survie politique parce que se taire c’est être complice.

Alors on a fait semblant de condamner, on a usé et abusé de rhétoriques, on a essayé de trouver des circonstances atténuantes, on a même essayé de trafiquer des mots… Le tout en piétinant allègrement l’intelligence des Sénégalais.

La première salve est venue d’un Abdou Karim Fofana méconnaissable dans ses habits de faussaire, un vrai trafiquant de mots. Le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique qui, non content d’avoir décrété que Terme Sud (quartier avec eau, assainissement et électricité) est un bidonville, a poussé la mystification à son paroxysme jusqu’à affirmer sans sourciller que les machettes font ni plus ni moins référence aux cartes d’électeur. Et on appelle ça un ministre de la république ?

Donc si l’on suit son raisonnement, ce qui s’est déroulé en 1994 au Rwanda avec comme conséquence plus de 800 mille morts, n’est plus ni moins qu’une forme d’exercice démocratique, mais aussi les autres partis politiques (Pastef, PDS, Rewmi, etc.) peuvent bel et bien appeler leurs militants à s’armer de machettes pour les prochaines échéances électorales. Et pourquoi ne pas les former au maniement des sabres, couteaux et autres armes blanches, dans les écoles du parti ? En attendant, il revient au Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique de dire à l’opinion nationale et internationale si ces machettes seront produites par la DAF et si les urnes laisseront place à des cercueils.

Quand on est une arnaque, une fraude à la probité morale et intellectuelle comme Abdou Karim Fofana, on fait sien l’adage qui dit que moins tu l’ouvres, moins on en sait sur toi. Hélas si l’on en croit Léo-Paul Desrosiers : « L’argent, le pouvoir, deux choses à laquelle la raison humaine ne résiste pas ».

Un autre qui a complètement perdu la raison c’est Pape Mahawa Diouf sur le plateau de Faram Facce devant un Pape Ngane Ndiaye médusé et indigné. On lui aurait mis une camisole de force que personne ne trouverait rien à dire..

C’était la panoplie complète du déséquilibré mental : hystérie, agitation, incohérence, colère, bave blanche aux coins des lèvres. Répondant toujours à coté et ramenant tout, mais vraiment tout à Ousmane Sonko, comme un leitmotiv, une bouée de sauvetage et s’évertuant à force de détails à nous peindre un tableau avec Ousmane Sonko Kalachnikov au poing, alignant tous les anciens présidents (de la gauche vers la droite suivant la taille certainement) et logeant à chacun (Diouf, Wade et même le défunt Senghor) une balle dans la tête, derrière la nuque sûrement, en lieu et place d’un peloton d’exécution classique.

Cela dit, le chargé de la promotion de notre tourisme a juste oublié dans sa randonnée de malade mental, de nous dire si la rencontre entre Wade et Ousmane Sonko avait pour but de décider de la date et du lieu d’exécution, mais aussi ce qu’il adviendrait des corps sauf celui bien sûr de Senghor, qui lui repose bel et bien en paix prés de son fils au cimetière catholique de Bel-Air, depuis 2001.

Et pour « soigner sa sortie » comme on dit dans le jargon artistique, Pape Mahawa Diouf sous l’effet on ne sait de quelle substance hallucinogène, a fini en prophétisant que le leader de Pastef et son gang disposent de plus de 1500 terrains (excusez du peu) dans Dakar. Des propos qu’Abdou Karim Fofana, en bon charlatan du syllabaire, n’a pas manqué d’édulcorer par des errements et élucubrations sémantiques dignes d’un SDF (Sans Dictionnaire Fixe).

Bon sang de bon sang ! Ils ne savent pas dire la vérité mais ils n’ont pas ce minimum d’intelligence que mentir requiert. Le summum de l’incompétence c’est quand on est carrent dans ce que l’on veut faire de bien mais aussi de mal.

Abdou Coly, Pastef Mbao.

Source: Senego

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